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Jeudi 28 Août
20:31
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SPECIAL GAMOU & OCI : Islam & DéveloppementDepuis le 08 jusqu'au 14 mars, Dakar est devenue la capitale de la Oumma islamique. Un grand moment de communion et de partage avec tous ces milliers de délégués, venant de tous les coins du monde et qui sont unis par les liens de la foi en un seul et même Dieu. Une occasion unique de discuter des questions de l'heure, des urgences et défis de la Oumma, de la problématique de la solidarité et du partage des richesses, des opportunités d'investissements et d'échanges, des perspectives d'un développement fondé sur des valeurs éthiques communes. Un nouveau monde et une nouvelle ère sont-ils en train de s'ouvrir pour une Oumma qui n'avait, jusque là, pas encore suffisamment pesé sur les affaires du monde ?Du poids réel de sa démographie, de son histoire et de sa géographie, de sa géopolitique et de ses richesses. Bref, du poids de toute son influence potentielle, certains dirons plutôt virtuelle parce que difficile à mobiliser sur des causes communes et des convictions partagées. Les grands pays arabes, qui en sont les têtes de file, selon le terrible adage, « ne sont d'accord que sur une chose : ils ne seront jamais d'accord ». Il ne faudrait point se fier aux images de la grand'messe de la cérémonie d'ouverture, où le Coran et la Sounna seront tellement sollicités que les esprits incrédules se diront que cette fois-ci, c'est désormais le grand départ pour l'unité de la Oumma. Mon Dieu… ! Juste après, ce sera le grand Gamou de Tivaouane. D'autres temps forts de la Spiritualité soufie sous l'égide de la famille de Cheikh Seydi El Hadj Malick Sy. Un grand homme de Dieu, totalement dévoué à son chapelet, ses enseignements et ses champs. Aujourd'hui encore, ses disciples sont encore bien arcboutés sur les deux premiers piliers de son héritage. Mais quand au troisième, les champs, ils ne semblent pas y attacher la même importance. Quand bien même que le Prophète (PSL) nous avait enseigné qu'il faut « prier comme si on devait mourir le lendemain et travailler comme si on ne devait jamais mourir ». C'est comme s'ils avaient plus privilégié le premier terme et un peu moins le second… Toutes choses étant égales par ailleurs, les questions de la représentation et de la représentativité, de l'influence et de la présence de Tivaouane se posent au sein du monde des affaires et de l'Establishment exécutif national. Il est vrai que les divisions intestines au sein même de Tivaouane, et entre les multiples foyers de la Tidjanyya ne sont pas pour arranger les choses et aider à la constitution de ce qu'on pourrait appeler un «lobby tidjane». Comme il en existe d'autres dans le pays et qui sont redoutablement efficaces… Allez voir le ballet interminable des politiques et autres affairistes dans les antichambres de certains marabouts d'une certaine contrée et vous comprenez aisément que le problème est réel et ne peut être occulté indéfiniment… Une certaine sagesse populaire enseigne «Aide-toi et le Ciel t'aidera !». Comme pour dire que l'exemple doit venir de ceux-là même qui en sont les véritables porte-étendards, qui ne doivent plus se contenter d'une rhétorique trop facile et qui doivent se retrousser les manches et prêcher par l'exemple… Aussi, REUSSIR, « le magazine du business», encore une fois, a décidé de poser le débat, d'interroger les acteurs et observateurs et aider à tirer des leçons. Pour ce faire, nous avons effectué un reportage à Tivaouane et avons essayé de décrypter les liens entre les Tidjanes et le Business et puis la Politique. Dommage qu'on n'ait pas pu interviewer Serigne Abdoul Aziz Sy Al Ibn afin de recueillir son point de vue sur ces questions qui agitent le landerneau politico-économique. A la place, nous vous proposons celle qu'il avait accordée à une équipe des «Echos de la Banque Mondiale» dirigée par Madani Tall himself ! Concernant l'OCI, nous sommes allés aux sources de la Tradition pour poser la problématique de l'Economie islamique et de l'Ethique, celle de la finance islamique face aux défis de la mondialisation. Ensuite, nous avons donné la parole aux acteurs. A Mansour Cama sur les enjeux et défis du Secteur privé dit «islamique» et à Seydina Oumar Sy sur les réalités et perspectives d'une diplomatie de type économique au sein de la Oumma. De vastes chantiers que le Sommet de Dakar devrait aborder afin de poser les jalons d'un développement durable de la Oumma. Ce qui devrait être la véritable finalité de l'OCI. Au-delà de l'aspect cultuel et culturel, l'Islam devrait être un moteur du développement. Espérons que Dakar ouvre une ère nouvelle… Dossier coordonné par Baye Dame WADE
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