|
Jeudi 28 Août
20:32
|
||||
Le Chef de l'Etat invite les bailleurs de fonds privés à contribuer au développement du paysLe Chef de l'Etat Me Abdoulaye Wade a lancé un appel aux bailleurs de fonds privés pour les inviter à participer au développement du Sénégal qui réunit, selon lui, ''toutes les conditions de sécurité, de stabilité et de garantie de l'investissement''.
Inaugurant mardi à Kounoune, localité située dans la communauté rurale de Sangalcam (région de Dakar) une centrale électrique d'une capacité de 67,5 MW, fruit d'un partenariat public-privé, le Chef de l'Etat a estimé que l'Etat seul ne peut garantir le développement, surtout en matière d'infrastructures d'envergure sans l'appui et l'accompagnement du secteur privé et des bailleurs.
La centrale de Kounoune constitue ainsi pour le Chef de l'Etat ''un bel exemple de réussite du concept de partenariat public-privé''. Les bailleurs privés peuvent trouver auprés de l'Etat les meilleures garanties de sécurisation de leurs investissements, a souligné le Me Abdoulaye Wade qui s'est réjoui du fait que beaucoup de ces bailleurs, en tête la Banque mondiale et la Banque islamique de développement (BID) comptent accompagner le développement du Sénégal, non seulement dans le secteur de l'énergie mais d'autres secteurs. Pour Me Wade, la centrale de Kounoune est parmi les grands projets de ce partenariat et reste une étape dans la mise en œuvre d'un ambitieux programme d'investissements engagé pour mettre aux normes les infrastructures de base en général et celles électriques en particulier. Il a rappelé que dés son accession à la magistrature suprême, l'un de ses premiers constats a été ''l'important déficit d'investissements dans le secteur de l'électricité sur lequel à la place d'une véritable politique basée sur la mise en place d'infrastructures modernes fiables'', il a trouvé, à l'avènement de l'alternance, ''un parc de production et des réseaux électriques vétustes, désuets et obsolètes''. Ainsi, poursuit le Chef de l'Etat il a instruit le Gouvernement à ''rompre avec ce passé en investissant massivement dans ce secteur afin de résorber le lourd déficit qui freinait le développement et la croissance de notre pays''. C'est pourquoi à partir de 2003 un programme d'envergure de 174 milliards a enclenché la politique de rupture au niveau de tous les segments du secteur électrique, de la production au transport et à la distribution, a souligné le Chef de l'Etat. La réalisation de la centrale de Bel Air d'une capacité de 66 mégawatt financée par la BID à hauteur de 26 milliards et la centrale de Kounoune inaugurée mardi sont, a-t-il relevé, des ''résultats concrets'' de la mise en œuvre de ce programme. Pour le reste du programme d'investissements 2003-2007, le Chef de l'Etat a souligné avoir instruit le ministre de l'Energie d'organiser une visite dans les prochains jours pour se rendre compte de l'effectivité de leur mise en service et de l'état d'avancement des travaux qui devront être complétés avant la fin 2008 Le Chef de l'Etat a tenu à préciser que le Sénégal à l'image des autres pays non producteurs de pétrole a fortement ressenti la forte crise pétrolière caractérisée par une hausse du prix du baril d'un niveau et d'une durée jamais égalés. Cette situation a induit, selon lui, ''des contraintes majeures, pénalisant l'atteinte des objectifs du Sénégal en matière de développement, du secteur de l'énergie en général''. Pour y faire face, le Chef de l'Etat dit avoir décidé d'une réorientation de la politique énergétique nationale et en même temps donné des directives pour la mise en œuvre de mesures appropriées pour atténuer les effets de la crise sur les populations. Ainsi, pour le Chef de l'Etat, il y a la diversification des sources de production par l'introduction du charbon comme combustible, la promotion des énergies nouvelles et renouvelables avec un accent particulier sur les biocarburants, le solaire, l'éolienne et l'hydraulique. L'accélération de l'électrification en zone rurale avec un objectif de 50% à l'horizon 2012, l'intensification de la prospection de ressources pétrolières et l'exploitation immédiate des ressources fossiles existantes, le maintien et le renforcement des installations de raffinage et des capacités de stockage et le développement d'une politique d'incitation à l'économie d'énergie, font partie aussi des objectifs qu'il s'est assigné avant la fin de son mandat. Pour le Chef de l'Etat, il est impératif de mener une campagne d'économie d'énergie à l'image d'autres pays développés à des moments de crise énergétique. Pour ce qui concerne les mesures d'atténuation de l'impact de la crise pétrolière, la politique de subvention du prix du gaz butane et de l'électricité a conduit le gouvernement à verser pour le compte des consommateurs plus de 200 milliards de francs CFA en cinq ans à la SAR et à SENELEC. Il s'agit aujourd'hui, a soutenu Me Wade, de mettre en place les mécanismes nécessaires pour que l'économie sénégalaise soit moins vulnérable face au choc pétrolier; La capacité de production de l'électricité a augmenté de 160 mw en sept ans correspondant à un investissement de 80 milliards qui a permis d'acheter des unités neuves de production d'électricité plus économes en consommation de carburants, a-t-il encore dit. Face à une forte mobilisation de populations venues des 33 villages de la communauté rurale, en présence du Chef du gouvernement, de ministres et des représentants des institutions internationales de financement dont le Directeur des opérations de la Banque mondiale, le Chef de l'Etat a réitéré son engagement à poursuivre avec le secteur privé le redressement du secteur énergétique. D'un coût de 42 milliards la centrale de Kounoune est conçue par le promoteur Mitisibishi-Matelec avec comme bénéficaire SENELEC, acheteur unique durant toute la durée du contrat. Source : APS
Nouveau commentaire :
Dans la même rubrique :
|
|
Pour recevoir nos infos
|
||



