LEADERSHIP FEMININ : En route vers… le Sommet

Aujourd'hui que le Sommet de l'OCI est bel et bien derrière nous, nous nous intéressons, cette fois-ci, à un autre «sommet» à escalader et à atteindre. Pas par tout le pays, mais plutôt par la moitié de sa population. Celle-là même qui en est la matrice et le moteur, l'alpha et l'oméga, le cœur et la raison. Je veux parler de nos mères, sœurs et compagnes qui, depuis bien longtemps, continuent de se battre pour faire reconnaître leurs droits, leur place et leur rôle dans la Société.
Ce ne fut pas toujours simple dans une société sénégalaise marquée par la toute- puissance de l'homme. Mais progressivement, lentement et sûrement, les femmes ont commencé et continué à faire tomber des forteresses, à gagner de nouveaux bastions. A encore et toujours monter un peu plus haut, à consolider des positions de force et de pouvoir, à en demander davantage. Ici et maintenant.



Aujourd'hui, le débat sur «le Genre» est entré dans nos mœurs tout comme le combat pour la scolarisation des jeunes filles, pour la Parité, pour l'accès des filles à l'Armé, ce bastion «masculin» et maso par excellence… Sans oublier les nouveaux jobs de Sister Taxis ou taxiwomen, de femmes mécanos et autres…
Dans l'appareil d'Etat, à part le poste suprême, les femmes ont eu à occuper presque toutes les stations de pouvoir. Un accès à ces instances de décisions qu'elles n'ont jamais cessé de revendiquer. Même si, des fois, ces nominations relevaient plus du pouvoir discrétionnaire du maitre des céans…
C'est vraiment au niveau de l'Entreprise que l'on peut mesurer, à sa juste valeur, l'avancée significative des femmes dans les instances de décisions. Des lieux de pouvoir où on n'y accède pas seulement par le verbe ou le militantisme, mais plutôt par les compétences et les performances. Où il faut prouver et «délivrer» comme disent les Anglo-saxons. Si elles y ont arrivé, en force, dans certains secteurs comme la Banque et la Finance, le Marketing et la Communication, les métiers du Droit et des Ressources humaines, c'est parce qu'elles ont dû bien faire leurs classes, étalonner leurs états de services, s'inscrire dans la durée…

D'hier à aujourd'hui, la lutte pour l'émancipation et la promotion des femmes, leur responsabilisation et leur leadership est un engagement de tous les jours. Bref, un sacerdoce. C'est le sens que lui donne une certaine Marie Angélique Savané, militante de la cause féministe. Une passionaria dans l'âme qui y a donné quasiment toute sa vie. Aujourd'hui encore, elle est au front. Mais cette fois-ci, c'est pour implanter durablement les mécanismes de bonne gouvernance au niveau continental. Elle nous parle ici, en long en large, de «son MAEP», une excroissance du NEPAD qui marche fort alors que ce dernier semble plutôt en panne. Nous vous proposons aussi un entretien fort instructif de Mme Fatou Sarr Sow, spécialiste des questions de genre et surtout d'entreprenariat féminin. Sans compter des portraits de jeunes femmes managers pour servir d'exemple à leurs sœurs qui veulent suivre leurs traces. Enfin, une fenêtre a été ouverte sur la présence des femmes dans les secteurs de la micro-finance et de l'agroalimentaire.

Comme quoi, le 08 mars 2008 a beau être derrière nous, REUSSIR, «le magazine du business», n'a pas pu s'empêcher de revenir sur l'événement et le célébrer à juste valeur. N'est-ce pas que les Femmes nioko yor (ont la cote) ?

Dossier coordonné par Baye Dame WADE


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