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Jeudi 28 Août
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INVESTISSEMENTS - Cahiers de l'investisseur pour la Goana : Aminata Niane dévoile des projets pourLequotidien- Trois mois après le lancement par le chef de l'Etat de la Grande offensive pour l'alimentation et la nourriture en abondance (Goana), le ministère de l'Agriculture et l'Agence pour l'investissement et les grands travaux ont publié les Cahiers des investisseurs. La présentation de ces cahiers, s'est faite hier, devant le président de la République, entouré des ministres, du corps diplomatique, des investisseurs étrangers, et du secteur privé sénégalais.
La Goana n'a pas encore fini de dérouler son plan d'actions qu'elle reçoit des sollicitations et des dons. L'industriel Cheikh Amar a offert 35 tracteurs aux paysans. Donald Baron de la Socas demande une «énergie à moindre coût pour les paysans». Il exploite la tomate dans la Vallée. Serigne Mboup «encadre pour acheter la production avec des partenaires coréens, 1250 projets de 20 ha».
La présentation des Cahiers de l'investisseur a été faite par Mme Aminata Niane Diop, directeur général de l'Apix. «Ils vont permettre à tous les acteurs de l'agriculture de se mobiliser, parce qu'en termes d'impulsion et d'aide, il y a eu des aménagements structurants, d'appuis aux producteurs et l'accompagnement de tous les producteurs.» Une quinzaine de projets sont en cours de réalisation pour un total de 16 milliards de francs cfa au niveau de l'Apix. Des investisseurs coréens attendent pour la production de riz. «Nous pouvons sans nous tromper et sans prétention, vous assurer que votre appel sera traduit en l'objectif que vous avez fixé et sera traduit par un partenariat public/privé qui va se réaliser dans l'agriculture», lance-t-elle au Président. La Goana est un moyen de mobilisation de la population mais surtout, du secteur privé. «La Goana sera ou ne sera pas sans le secteur privé et quand je dis secteur privé, c'est le petit producteur, jusqu'à l'industriel. L'objectif ultime est de doper les productions mais aussi les marchés et le premier marché est le marché national de l'autosuffisance alimentaire.» Mme Niane va ajouter : «Il faut que les excédents de la Goana puissent atteindre les marchés internationaux.» Si le guide a été fait aussi rapidement, c'est parce qu'il y a eu un travail préalable avec la Stratégie de croissance accélérée dans la grappe agriculture et agro-industrie. Les Cahiers sont une continuation de cette grappe. Le guide de l'investisseur est composé de cinq cahiers. Mme Niane explique : «Chaque cahier va dans les aspects spécifiquement techniques jusqu'à des données ciblées pour permettre à un promoteur qui s'intéresse à une filière donnée, de trouver les informations qui vont le guider.» Ils portent sur les repères techniques qui visent à répondre aux questions où, quand, sur quelles terres et quelle eau produire. L'investisseur peut y trouver des informations détaillées sur le sol et la culture. Mais aussi sur les opportunités des filières. Mais la Goana, ce n'est pas seulement la production. Le Dg de l'Apix est d'accord «qu'il faut organiser en amont la filière. Et soutenir les investissements nécessaires dont les besoins ont été estimés à plus 350 milliards de francs cfa pour les aménagements nécessaires. Mais aussi en aval, garantir la qualité de stockage et permettre un écoulement progressif.» Et là aussi, il y a des investissements publics et l'Etat est en train de les organiser. «La Goana est un partenariat public/privé sur toute la chaîne pour la production en amont et en aval, l'Etat a des investissements à faire et ils sont parfaitement maîtrisés par le ministère de l'Agriculture, qui est en accord avec le ministère des Finances et des bailleurs de fonds pour mettre en place les investissements publics», a soutenu Mme Niane.
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