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Jeudi 28 Août
20:29
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Energie : Un baril à 100 $ et après…Le déclic, ce fut un certain jeudi 03 janvier. Juste au sortir des fêtes de fin d'année 2007 et en plein dans les traditionnels vœux de Nouvel An 2008. Avec forces résolutions pour faire plus et mieux. Et la nouvelle tomba comme un couperet…
Un baril à 100 dollars, on n'est plus dans le domaine du rêve, ou plutôt du cauchemar, mais bel et bien dans cette implacable et impitoyable réalité de la hausse vertigineuse du prix de l'or noir. Noir dessein pour tous ces pays, comme le Sénégal, qui n'en sont pas producteurs mais seulement et simplement des consommateurs. Mais qui en sont tellement dépendants qu'ils ne font que subir les contrecoups de cette flambée pour le moins intenable…
La mondialisation de la production et des échanges a rendu trop précieuse cette denrée hyper-stratégique qui est au cœur de toutes les politiques de croissance et de développement. Les marchés financiers qui en sont les seuls régulateurs n'obéissent qu'à la tentation du gain facile. La loi de l'offre et de la demande jouant à plein régime, sur ce registre, on comprend aisément pourquoi la facture pétrolière de nos pays ne cesse de prendre l'ascenseur au moment où les recettes budgétaires peinent à emprunter l'escalier. Terrible équation que celle là… Sans compter les ménages et entreprises, obligés de mettre davantage la main à la poche ou au niveau du chéquier pour payer, encore plus cher, la même quantité de carburant ou de jus électrique. Pour apporter de la lumière dans l'obscurité, faire tourner les machines. Bref, pour vivre tout simplement… Il faut dire que ces dernières années, le phénomène a pris une telle ampleur au Sénégal qu'il était devenu «le problème numéro un». Et pour tout le monde. Autorités, Secteur privé, syndicats, ménages, partenaires au développement. Bref, ça a cogité de partout pour dresser le diagnostic, analyser la situation et formuler des scénarios de sortie de crise. Au demeurant, il faut reconnaître que les délestages ont beaucoup diminué en durée et en fréquence. Ce doit être les effets des investissements lourds, en centaines de milliards de francs Cfa, qui ont très certainement permis d'accroître les capacités de production, de renouveler les équipements, jadis obsolètes, de restructurer le secteur en profondeur. Certes, tout n'est pas encore rose mais les avancées sont indéniables, les projets et programmes sont en cours d'exécution et les perspectives de redressement semblent prometteuses. Pour nous, à REUSSIR, « le magazine du business », nous nous sommes dit que c'est vraiment le moment opportun pour poser cette problématique de la crise de l'énergie. En sonder les tenants et les aboutissants, interroger le maximum d'acteurs et d'observateurs pour esquisser les voies et moyens de sortie de crise. Enfin, essayer d'apporter de la lumière à un secteur en mutation qui en a bien besoin. Dossier coordonné par Baye Dame WADE
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