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Jeudi 28 Août
20:33
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CRISE DE L'ASECNA - Les travailleurs dénoncent : L'Etat lorgne sur le patrimoine foncier de l'AgenceLE QUOTIDIEN - Les travailleurs de l'Asecna continuent de croiser le fer avec leur ministre de tutelle. En conférence de presse hier, ils ont avancé que le Sénégal lorgnerait sur le patrimoine foncier de l'Asecna, ce qui explique les agissements de Farba Senghor.
Les agissements de leur ministre de tutelle Farba Senghor ont fini de plonger dans l'incompréhension totale, les travailleurs des syndicats de l'Asecna. En conférence de presse hier au siège de l'Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas), l'intersyndicale des travailleurs l'Asecna par la voix de du coordonnateur Saidou Diémé, a dénoncé le «comportement irresponsable » du ministre dont la stratégie consiste «à violer une convention signée par le Sénégal afin d'être poussé à la porte par les autres pays membres».
Une attitude qui est difficilement justifiable au regard du rôle prépondérant que joue le pays sur le plan diplomatique. L'unique explication qu'entrevoient les travailleurs devant ces agissements du ministre des Transports aériens et de l'Artisanat serait «un motif inavoué». Motif dans lequel les 800 hectares de terrain qui constituent le patrimoine foncier de l'Asecna au Sénégal, tiennent une place de choix, soutiennent les travailleurs. Ainsi, avec des photos de bulldozers et de camions-bennes à l'appui, le coordonnateur de l'intersyndicale révèle «que ce patrimoine aurait déjà été vendu à un tiers». Ce qui expliquerait l'entêtement du ministre à poser des actes susceptibles de semer le trouble dans le secteur de l'aviation civile et favoriser le retrait de l'Asecna. Après la conférence de presse tenue dernièrement par Farba Senghor, de retour de Malabo où il a claqué la porte du comité ministériel de l'Agence, le feuilleton se poursuit et ce sont les travailleurs qui, aujourd'hui, attirent une fois de plus l'attention sur les conséquences de la radicalisation de la position sénégalaise dans cette crise, qui dure depuis déjà 10 mois. A l'origine de cette situation, à savoir la question des redevances de balisage et d'atterrissage que le Sénégal s'est approprié au détriment de la Côte d'Ivoire, du Mali, de la Gambie et de la Guinée-Bissau, le pays dispose de deux mois pour rembourser les sommes détournées. Et l'intersyndicale des travailleurs de l'Asecna se dit «scandalisé» au moment où tous les pays africains dénoncent cette situation. Pour eux, la préservation des intérêts des 700 travailleurs sénégalais passe par un fléchissement de la position du Sénégal, pour éviter le déplacement du siège que la Guinée équatoriale est déjà prête à offrir à l'Asecna, mais aussi pour éviter le retrait de la gestion de la Fir océanique confiée au Sénégal par l'Organisation de l'aviation civile internationale (Oaci).
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